. Par une belle matinée d'été, je me levai avec l'angoisse au coeur, qui m'avait empêché de bien dormir comme toutes les autres nuits, mais là, il y avait une raison particulière, qui m'exasperait plus qu'autre chose, c'est la rentrée des classes, et je peux vous dire que j'ai vraiment horreur de cela. L'année dernière, j'avais débuté mon année scolaire dans un lycée privé, mais au bout de deux mois, j'ai demandé à ma mère, en pleurs, de me changer de lycée, car celui là ne me plaisait pas, et je n'avais aucune raison de rester là-bas, enfin j'en avais qu'une, l'envie de réussir mes études, et de faire le tour du monde par la suite. Après ces deux mois d'enfer, ma mère m'a inscrite dans le lycée publique de la ville, ce qui lui fit tirer une légère grimace. Là-bas je retrouvai Lydia et peut-être Stéphanie, celles que je connaissai depuis ma plus tendre enfance, mais ces derniers temps, Stephanie était distante, depuis qu'elle sort avec ce mec super populaire. Personellement, je n'ai jamais songé au grand amour, cela ne me préoccupe pas tellement, j'ai toute la vie pour trouver quelqu'un donc je ne me presse pas, j'aime remettre à plus tard ce que l'on peut faire aujourd'hui, et en ce moment, je n'ai pas la tête à ça, en fait je n'ai jamais la tête à cela, car je trouve cela ridicule les jeunes filles qui disent sans cesse " Je l'aime " et au bout de deux semaines quand le garçon décide de rompre, ce sont les premières à dire que ce n'est pas grave, mais au fond d'elles, elles sont blessées. J'essayai de m'arranger un petit peu pour la rentrée mais rien à faire, mes cheveux sont têtus et ne veulent rien savoir quand il s'agit de brushing ou alors même de lissage. Je laissa donc tomber et comme toujours, je me dis que j'arrangerai ma tignasse plus tard. J'étais angoissée à l'idée de remettre les pieds au lycée, après deux mois de repit et quand cela m'arrive, le seul remède, plutot radical certe, est de manger, je me dirigea donc vers la cuisine pour pouvoir avaler mon petit-déjeuner .